Le Constructeur de Maison Individuelle, ou CMI, est une entreprise spécialisée dans la réalisation de maisons destinées à des particuliers, généralement dans le cadre d’un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) régi par la loi du 19 décembre 1990.
Il peut intervenir de deux manières :
Avec fourniture de plan : le constructeur propose un modèle de maison (type catalogue) au client.
Sans fourniture de plan : le client apporte ses propres plans réalisés par un architecte.
Dans tous les cas, le constructeur s’engage à livrer une maison clef en main, dans un délai défini, à prix convenu, et selon les spécifications du contrat. C’est un engagement fort, assorti d’un cadre juridique protecteur pour le particulier maître d’ouvrage.
Le constructeur de maison individuelle intervient comme maître d’œuvre, responsable de la construction dans son ensemble.
À ce titre, il est pleinement assujetti aux obligations légales de garanties et d’assurances prévues par la loi Spinetta (1978) et le Code de la construction.
Elle couvre les dommages causés à des tiers ou aux clients en cas de :
faute professionnelle,
erreur de conception ou de conseil,
non-respect de la réglementation,
accident causé par un sous-traitant ou un salarié.
Cette assurance est indispensable pour se protéger des conséquences financières d’un sinistre survenant dans le cadre de l’activité.
Le constructeur est tenu d’une garantie de 10 ans à compter de la réception des travaux, couvrant les dommages :
qui compromettent la solidité de l’ouvrage (fondations, murs, toiture…),
ou qui le rendent impropre à sa destination (fissures, infiltrations, affaissement…).
Cette assurance est obligatoire légalement pour tous les constructeurs, sans exception. Elle doit être souscrite avant l’ouverture du chantier, et une attestation doit être remise au client.
Cette garantie est imposée par la loi dès lors qu’un contrat de construction de maison individuelle est signé avec un particulier.
Elle est délivrée par une compagnie d’assurance ou une banque et protège le client en cas de :
Défaillance ou liquidation du constructeur,
Retard dans les délais contractuels,
Dépassement de prix non justifié.
Sans cette garantie, le contrat CCMI n’est pas juridiquement valable. Elle doit être annexée au contrat.
Le constructeur à l'obligation de réparer tous les désordres, sans critère de gravité, signalés par le maître d’ouvrage pendant l’année qui suit la réception des travaux. La GPA couvre aussi bien les malfaçons apparentes que celles révélées après coup, à condition qu’elles soient signalées dans le délai de parfait achèvement (1 an). Cette garantie est légale et obligatoire, et s’applique indépendamment de toute assurance.
La garantie de bon fonctionnement, dite garantie biennale, impose au constructeur de réparer ou remplacer, pendant 2 ans après la réception, les équipements dissociables du bâtiment en cas de dysfonctionnement (volets, robinets, interphone, etc.).Elle couvre uniquement les équipements qui peuvent être retirés ou remplacés sans détériorer le gros œuvre.
Cette garantie est légale et obligatoire, c'est à dire qu'elle est du par le constructeur en cas de sinistre. Il est donc recommandé au constructeur d'y souscrire puisque à défaut, il devra assumer lui-même le coût des réparations si sa responsabilité est engagée.
Elle est distincte de la garantie décennale.
Cette assurance permet de couvrir les dommages matériels survenus pendant le chantier :
Incendie,
Vol de matériaux,
Dégâts des eaux,
Effondrement, etc.
Elle protège le chantier en cours et permet de sécuriser les approvisionnements et la coordination des lots. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, elle est vivement conseillée sur tous les chantiers.
Pour que le particulier soit correctement protégé, le constructeur de maison individuelle doit obligatoirement remettre au client, au moment de la signature du CCMI :
Une attestation d’assurance responsabilité décennale
Une attestation de garantie de livraison
Une notice descriptive complète précisant les travaux inclus ou exclus
Un délai de rétractation de 10 jours pour le client
Des pénalités de retard définies contractuellement
Le constructeur peut sous-traiter tout ou partie des travaux (gros œuvre, électricité, plomberie...), mais il reste juridiquement responsable vis-à-vis du client. Il doit s’assurer que tous les sous-traitants :
Sont déclarés légalement,
Sont assurés en décennale (et en RC),
Respectent les normes techniques et réglementaires.